[PJ] Suicides / Buren (Palais Royal / Slovénie / Manger des pieuvres / Dior / Langue / French blues /



Title: [PJ]  Suicides / Buren (Palais Royal / Slovénie / Manger d
01NET
Screener et playlist
bannis de la langue française


La rédaction , 01net., le 28/12/2007 à 15h00

Ils traquent inlassablement nos dérives linguistiques. Les membres de la Commission générale de terminologie et de néologie ont encore frappé... Le fruit de leur réflexion a été publié au « Journal officiel » du 23 décembre. Au final, une petite vingtaine de termes anglo-saxons qui menaçaient de passer dans le français courant. Morceaux choisis :
Ne dites plus « playlist » pour désigner vos listes de morceaux préférés, mais « sélection ».
Le « self-destructing DVD » est remplacé par le « disque vidéo à durée déterminée » (à condition bien sûr que la technologie arrive un jour en France).
« Teaser » devient plus prosaïquement « accroche ».
Enfin, les termes « screener » et « movie bootleg » sont à proscrire (et pas seulement dans la langue, diront certains). On les remplacera par « film piraté »...




ALAIN
Ne pas parler au pied du micro
http://fr.audiofanzine.com/videos/index,action,play,id_video,64.html





LCP/AN
Record international de question stupide :
« La Slovénie est-elle entrée dans l'Union européenne avant, ou après, la dernière coupe du monde de football ? »
Jeu télé sur La Chaîne parlementaire Assemblée nationale, 29/12/2007






MONDE
Sculpture
Daniel Buren envisage
une démolition
de ses « Colonnes »
« C'est une pièce qui est à 50 %
détruite
(?). C'est une forme de
vandalisme, mais c'est du vandalisme
d'Etat »
, a déclaré Daniel
Buren, vendredi 28 décembre, à
l'AFP, au sujet de ses « Colonnes
» installées depuis 1986 dans
la cour d'honneur du Palais
royal, à Paris. Le sculpteur, qui
affirme qu'aucune restauration
conséquente n'a été effectuée en
dépit de ses multiples démarches,
envisage dès lors deux solutions :
« La plus satisfaisante,
c'est de remettre sur pied la pièce,
comme on nettoie une fontaine et
on la remet en marche. Ou alors,
on a décidé qu'on ne veut pas la
remettre en place et je ne peux pas
accepter qu'on la laisse en l'état.
Dans ce cas, il faut démolir et refaire
toute la place. »
Michel Clément,
directeur de l'architecture
et du patrimoine au ministère de
la culture, indique pour sa part
que la rénovation des colonnes
de Buren « est programmée, mais
dans le cadre d'un ensemble de
restaurations importantes au Palais
royal »
, qui doivent s'étaler de
2007 à 2011. - (AFP.)






YPUTUBE
http://fr.youtube.com/watch?v=RTjBFI4VVys&feature=related





http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/cogeter/16-03-99-internet-termfrancs.html

MONDE
Tokyo reconnaît le rôle de l'armée
dans les suicides collectifs lors de la bataille d'Okinawa, en 1945

TOKYO
CORRESPONDANCE
Le gouvernement japonais reconnaît partiellement
le rôle de l'armée impériale
dans les suicides à Okinawa en 1945.
Cédant à la pression de l'opinion, le ministère
japonais de l'éducation est revenu sur
sa décision de modifier le contenu des
manuels scolaires d'histoire destinés aux
lycéens. Mercredi 26 décembre, il a
approuvé la réintroduction de la mention
du rôle de l'armée impériale dans les suicides
collectifs de civils pendant la bataille
d'Okinawa, au cours des derniers mois de
la seconde guerre mondiale.
Le ministère a répondu favorablement
à une demande des éditeurs de manuels,
déposée en novembre. Il a également choisi
de céder aux manifestations d'indignation
qui se sont multipliées depuis le mois
de mars, quand il a ordonné la suppression
de cette mention. Au lieu de la formulation
« des habitants furent forcés de se suicider
par l'armée impériale »
, les ouvrages
ne devaient plus mentionner que « certaines
personnes ont été conduites au suicide »,
sans préciser par qui. Le ministère justifiait
sa décision par une « absence de preuve
que l'armée a ordonné les suicides ».
Cette modification a suscité la colère
des habitants d'Okinawa, où la bataille
entre mars et juin 1945 fit près de
200 000 morts, dont un quart de la population
locale. Le 29 septembre, une manifestation
a rassemblé 110 000 personnes
près de la capitale préfectorale Naha, du
jamais-vu dans le petit archipel depuis
1972, quand les Etats-Unis ont replacé
Okinawa sous souveraineté japonaise.

« Pas de prisonnier »

Plusieurs historiens ont critiqué la
démarche du gouvernement. Ils ont fait
remarquer que la commission du ministère
chargée du contenu des manuels réunissait
des chercheurs proches de Takashi
Ito, professeur à l'université de Tokyo
connu pour ses positions révisionnistes.
La modification des manuels a été faite au
moment de la révision de la loi fondamentale
sur l'éducation. Shinzo Abe, alors premier
ministre, voulait introduire la notion
de « patriotisme » dans l'enseignement.
Au même moment, le prix Nobel de littérature,
Kenzaburo Oe, faisait l'objet
d'un procès pour son ouvrage Notes d'Okinawa
(1972) dans lequel il affirme que l'armée
a ordonné des suicides de civils. Il
était attaqué par Yutaka Umazawa, un
ex-commandant de l'armée impériale qui
était affecté à l'île Zamami, à Okinawa,
pendant la bataille, et par le proche d'un
autre officier. Les plaignants ont réfuté les
allégations de M. Oe.
Témoignant à la barre du tribunal
d'Osaka le 10 novembre, l'écrivain a rappelé
que, pour lui, il y avait bien eu un ordre
des militaires. En avril, il déclarait au Monde
: « Ce que j'expose dans mon reportage,
c'est qu'avant les suicides collectifs - entendez
par là des familles entières, parents et
grands-parents tuant leurs enfants avant de
se donner la mort - les troupes chargées de
la défense d'Okinawa avaient inculqué à la
population qu'il fallait "vivre et mourir
ensemble". Les habitants, auxquels avaient
été remis des grenades, devaient mourir avec
les soldats : "Pas de prisonniers" était le leitmotiv
de l'armée impériale. »
La réintroduction de la mention a été
décidée. Mais le ministère réfute l'usage
du terme « forcé ». Il prône la formulation
: « Beaucoup d'habitants d'Okinawa
ont été conduits au suicide en raison de différents
facteurs, notamment le rôle de l'armée
impériale. »
Le débat semble clos. Pourtant
à Okinawa, il reste un sentiment
amer. S'il salue une certaine prise en considération
par le ministère, le gouverneur
de la préfecture, Hirokazu Nakaima,
reconnaît qu'il « ne peut être pleinement
satisfait »
.




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