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Un site russe propose un logiciel de drague de haut vol
Le 13/12/2007 à 10h14 GMT

par Conor Sweeney
MOSCOU (Reuters) - Les coeurs tendres n'ont qu'à bien se tenir : une société russe propose un logiciel capable de simuler des conversations sur des sites de discussions et de flirter avec dix personnes en même temps, sans que le ou la romantique ne se rende compte du subterfuge.
Le spécialiste australien de la sécurité informatique PC Tools avertit des dangers d'un tel programme, notamment en terme de vol de données personnelles ou d'usurpation d'identité s'il venait à être utilisé par des personnes mal intentionnées, ce que les administrateurs de Cyberlover.ru récusent.
Le logiciel, actuellement disponible en russe uniquement, devrait être lancé le 15 février, au lendemain de la Saint-Valentin.
Le programme est décrit par ses concepteurs comme capable de "draguer" jusqu'à dix personnes en même temps, homme ou femme. Il peut aller jusqu'à demander un numéro de téléphone ou simuler une relation sexuelle en ligne, inviter l'internaute à visiter d'autres sites web ou encourager quelqu'un à régler une facture de téléphone portable.
"En une demi-heure, le programme CyberLover vous présente des filles, échange des photos", apprend-on sur le site qui ne cache pas que toutes les données collectées seront conservées. "Aucune fille n'a réalisé jusqu'à aujourd'hui qu'elle communiquait avec un programme", est-il précisé.
Un porte-parole de PC Tools décrit le programme comme "terriblement bien structuré" dans son interaction avec l'utilisateur.

Sergei Chevtchenko, analyste spécialiste des programmes dangereux chez PC Tools, dit dans un communiqué que CyberLover "peut être utilisé par des pirates pour lancer des usurpations d'identité" et, qu'en ce sens, il affiche "un niveau inégalé" d'analyse et de traitement relationnels.
"Il emploie un mode de communication très intelligent et adaptable pour cibler des utilisateurs de réseaux de sociabilisation", dit-il.
"Il peut analyser l'activité en ligne, est doté d'une reconnaissance automatique et peut remplir des champs de données sur des pages web, simuler des saisies au clavier ou des clics de souris, et publier en ligne des messages, des URL (NDLR: adresses internet), des fichiers et des photos."
"Il peut faire exactement ce que les utilisateurs font normalement quand ils sont en ligne, sauf que tout est automatisé et pré-programmé."
Le site CyberLover.ru se défend d'être mal intentionné et avance que les utilisateurs des "chats" (conversations en ligne) sont libres de communiquer ou non les données que le site collecte.
"Le programme peut trouver plus d'informations que l'utilisateur n'est prêt à en donner", a répondu par e-mail à Reuters un employé du site qui dit s'appeler Alexander.
"Il entretient une conversation avec une personnes mais ne cherche pas à pirater quoi que ce soit et de quelque manière que ce soit. Je crois que c'est évident", a-t-il répondu.
"Si une personne est prête à révéler des informations privées à quelqu'un avec qui elle chatte alors qu'ils ne se connaissent que depuis cinq minutes, alors oui il est possible qu'il y ait des fuites d'informations."






The Brassens, soutien-Georges sous un autre nom

Arnaud Devillard , 01net., le 13/12/2007 à 09h00

The Brassens est un groupe de reprises de chansons... mais pas celles de Georges Brassens. Fondé en 2006 par un Sétois (forcément) prénommé Georges (forcément aussi), cet ensemble a pour credo d'interpréter des titres de la variété française à la manière de Georges Brassens. C'est-à-dire chantés avec les mêmes tics vocaux (voix sourde et bourrue, « r » roulés, diction parfaite) et accompagnés de la fameuse pompe à la guitare acoustique. Le Mia, de IAM ou La Vibe, de Diam's, sont passés par cette moulinette.
Après avoir ouvert sa page MySpace, The Brassens devait sortir ce mois-ci un véritable disque quatre titres, sur le label Les Disques Bien. Le disque est pressé et envoyé aux distributeurs. Sauf que problème : le groupe doit changer de nom.
Explication de Georges sur MySpace : « Je venais d'abuser de délicieux encornets farcis. La digestion commença son dur labeur et je m'assoupis. Très vite, je me retrouvais catapulté dans un monde où tout portait mon nom. Les plaques des rues, les places de village, le perron des écoles, les MJC ; des nouveaux modèles de voitures arboraient effrontément mon patronyme, de même qu'une ligne de vêtements, une chaîne de télévision, même Cap Canaveral avait été rebaptisé, sans vergogne. C'était un véritable cauchemar. Quand j'ai vu mon facteur se transformer en gorille, j'ai compris qu'il était temps de repartir de zéro. »
En fait, selon Libération, c'est Universal Music, détenteur des droits d'exploitation du catalogue de Georges Brassens, qui est monté au créneau refusant l'utilisation du nom de l'artiste. Plutôt que de s'embarquer dans une procédure judiciaire aux allures de marché de Brive-la-Gaillarde (où, rappelons-le, quelques douzaines de gaillardes se crépèrent un jour le chignon), le groupe a demandé le retrait du disque des magasins et a décidé de changer son nom en Pompe moderne. C'est plus allusif quant au projet, mais plus sûr juridiquement. La page MySpace a été renovée mais les reprises (qui ont l'accord des artistes concernés) sont toujours en ligne.



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