[PJ] Nourrir les oiseaux / Terrifiant. Affreux. IL VOLUME AL MASSIMO. / Iphone, le luxe d'Apple /
- To: Roland Moreno
- Subject: [PJ] Nourrir les oiseaux / Terrifiant. Affreux. IL VOLUME AL MASSIMO. / Iphone, le luxe d'Apple /
- From: Roland Moreno
- Date: Sat, 1 Dec 2007 16:31:18 +0100
Title: [PJ] Nourrir les oiseaux / Terrifiant.
Affreux. IL VOLUME
GIGIA
Augmenter le
volume au maximum
MONDE
Sur
l'Iphone, malgré la longueur, très intéressant point
d'étape :
L'iPhone,
année zéro de l'Internet mobile
LEMONDE.FR | 28.11.07 |
20h48 * Mis à jour le 30.11.07 |
18h10
Une nouvelle ère pour la téléphonie mobile
s'ouvre en France
ce mercredi 28 novembre : après
l'apparition des premiers
téléphones portables "de
base" voilà une quinzaine d'années,
puis la révolution "SMS"
il y a cinq ans, l'iPhone d'Apple
marque le lancement officiel de
l'Internet mobile.
Apparu fin 2001, l'iPod est devenu en
quelques années le produit leader des ventes mondiales de baladeurs
numériques. Déjà considérée comme l'entreprise innovante par
excellence, Apple est devenue en quelques années le "Midas des
nouvelles technologies" : quasiment tous les secteurs que son
emblématique patron décide d'investir se transforment rapidement
en sources de revenus conséquents. Le magazine Fortune ne s'y
est d'ailleurs pas trompé en consacrant cette semaine Steve Jobs
"patron de l'année".
RUPTURE D'EXPÉRIENCE,
RÉVOLUTION SOCIÉTALE
Un tel succès n'est pas dû au hasard : l'attractivité du produit
et surtout une expérience hors du commun rendent ses utilisateurs
tout simplement "accros" à la marque, ou, comme le
décrit Stéphane Dubreuil, directeur télécoms et médias du
cabinet Sia
Conseil et auteur
d'une étude à paraître le 30 novembre sur l'iPhone :
"Son utilisation est une expérience unique permettant à la
marque d'entrer en résonance émotionnelle." Et en effet,
à l'usage, l'iPhone est d'une utilisation simplissime, et les
fonctions "tombent naturellement sous les doigts".
Grâce à cette simplicité, les utilisateurs adoptent la marque,
comme l'ont fait précédemment les acheteurs de Macintosh, d'i-book
ou d'iPod : nous assistons à l'émergence d'un véritable
écosystème Apple ou chaque client ne jure plus que par "sa"
marque, n'achète plus que des produits estampillés à la pomme -
quel que soit leur prix - et devient un véritable VRP pour la
marque : le bouche-à-oreille devient une arme imparable de marketing
viral et augmente d'autant l'attrait pour le produit. Il n'est de
meilleur vendeur que son propre ami.
Et dans le cas particulier
de l'iPhone, cette rupture ne se situe pas tant dans les avancées
technologiques - par exemple, la navigation via l'écran tactile -
que par la capacité à provoquer une émotion. Cette captation de
l'acheteur par les sentiments n'existait pas avant l'iPhone dans le
domaine de la téléphonie mobile : la véritable rupture est là.
Didier Lombard, patron d'Orange, le souhaite ardemment :"Il y
a une pression extraordinaire sur ce nouvel objet
technologique" qui représente "une révolution
technologique" mais aussi une "révolution
sociétale".
RUPTURE DE MODÈLE
ÉCONOMIQUE, MARGES HORS NORMES
Apple, nouvel entrant dans un métier - la téléphonie mobile -
qu'il ne connaissait pas, est en passe de surclasser en quelques mois
des équipementiers télécoms installés depuis plus de quinze
ans. Deux facteurs déterminants à ce raz-de-marée qui commence à
inquiéter les principaux concurrents en place, Nokia en tête : le
californien vient tout simplement d'imposer un nouveau modèle
économique fondé sur des rentes régulières : exclusivité avec
un opérateur sur chaque territoire pour cinq ans, abonnements
contractés pour 24 mois (12 mois en augmentant l'abonnement), et
surtout, grande nouveauté, lien direct avec l'abonné via le site
iTunes. Le client n'appartient plus à l'opérateur, mais bel et
bien à l'équipementier Apple, qui contrôle désormais la
relation client, comme c'est déjà le cas avec l'iPod.
Et pour Steve Jobs, c'est
à nouveau le jackpot. Les estimations de chiffres de marge de
l'étude SIA Conseil pour Apple sont impressionnantes : la marque à
la pomme va toucher une partie de la facture téléphonique pendant
douze ou vingt-quatre mois et encaissera au minimum entre 100 et 240 ¤
de reversement par client sur vingt-quatre mois, en considérant un
contrat de reversement minimal de 10 %, alors même que des
chiffres de 30 % ont été avancés dans le cas du contrat Orange
en France. Grâce à sa position de force et à l'attractivité de
sa marque, Apple contrôle donc la distribution de ses offres et
impose de gagner jusqu'à 30 % des revenus issus des contenus et des
services. Cela correspond à une "marge additionnelle" hors
norme de 60 à 150 % par rapport à la "marge produit" du
terminal.
Côté terminal, Orange
a compris qu'un tarif trop élevé du téléphone "nu"
multiplierait les imports illégaux avec débloquage. C'est pourquoi
il est proposé à 649 euros, un prix bien inférieur à celui
pratiqué par T-Mobile (999 euros) en Allemagne, qui freinera sans
doute la fuite des ventes. Mais il est probable de voir arriver
prochainement de nouveaux modèles d'iPhone, afin élargir la
palette - et donc les clients potentiels - jusqu'à un produit
"entrée de gamme", comme c'est le cas avec l'iPod Shuffle
pour les baladeurs multimédias.
UN DÉMARRAGE MAL
MAÎTRISÉ POUR UN OBJECTIF HISTORIQUE ?
Par ailleurs, le lancement français de l'iPhone se révèle
beaucoup plus compliqué que dans les autres pays européens pour
plusieurs raisons essentielles. La date de lancement est un facteur
crucial lorsque l'on approche des fêtes de fin d'année, durant
lesquelles s'effectuent traditionnellement les plus grosses ventes. Il
est risqué, voire dangereux, de lancer un produit après le 10
novembre pour ne pas rater la "fenêtre de tir" : en effet,
d'un côté les vendeurs ont besoin d'une quinzaine de jours pour
s'approprier le produit, et de l'autre, il ne faut pas laisser la
concurrence s'installer sans riposte.
Le retard pris par Orange pour s'entendre avec Apple a repoussé le
jour de lancement, initialement prévu le 9 novembre, comme chez nos
voisins anglais et allemands. Trois semaines de moins dans une
période qui en compte huit à dix (du 10 novembre au 20 janvier),
cela commence à compter. D'autant plus quand la concurrence a pu
s'installer tranquillement : SFR et ses forfaits "illimythics"
3G+ (HSDPA) - alors que l'iPhone n'est "que" EDGE, un
réseau moins performant - a déjà séduit près de 40 000
clients après seulement quatorze jours de commercialisation. De son
côté, Bouygues a annoncé des forfaits couplés avec le
"blockbuster mobile" outre-Atlantique qu'est le BlackBerry.
Enfin, un facteur de lassitude dû à un effet de surprise évacué
par les précédentes sorties en Europe font que l'objet attire
moins.
Pourtant, SIA Conseil
évalue tout de même des volumes de ventes records de l'ordre de 80
000 à 100 000 unités pour les vingt-cinq jours ouvrés du mois de
décembre pour l'iPhone. Et les projections jusqu'à fin janvier
sont toujours optimistes, allant jusqu'à 140 000 à 160 000
terminaux écoulés. Si ces ventes étaient avérées, et au-delà
de l'aspect historique de la chose, c'est l'équilibre du marché
pour l'année 2008 qui serait touché.
FEU D'ARTIFICE FINAL OU
PÉTARD MOUILLÉ ?
C'est donc un parcours
presque sans faute que réalise Apple avec son iPhone. Presque ? En
effet, quelques ratés font courir le risque de faire capoter la
belle entreprise. Apple
s'est progressivement hissée au niveau des entreprises de luxe, en
provoquant un fanatisme de marque. Et une marque de luxe ne baisse
jamais ses prix. Pis,
elle crée le manque, provoque des files d'attente, génère du
bouche-à-oreille, du marketing viral. La baisse de prix quasi
immédiate de l'iPhone aux Etats-Unis cet été pourrait être
dramatique en termes de communication, car considérée par les
utilisateurs et acheteurs potentiels comme un véritable manque de
respect qui stopperait net l'engouement que provoque l'iPhone.
Pourquoi ferait-on la queue devant une boutique si l'on peut avoir le
produit moins cher en patientant quelques semaines ?
La stratégie de
déploiement sur le plan mondial impose des contrats d'exclusivité
avec un seul opérateur par pays. Mais les législations en vigueur
sont souvent différentes, et le déblocage parfois imposé par la
loi. A l'heure de la mondialisation, il sera très difficile de
maintenir ces exclusivités, d'autant que les opérateurs ont dû
renoncer à de nombreux privilèges acquis depuis quinze ans.
Quelles seront les relations entre Apple et ces mêmes opérateurs
dans deux ou trois ans, lorsque la course à la nouveauté imposera
à la firme de réagir pour se maintenir au premier plan sur un
marché ultra-concurrentiel ?
UNE CERTITUDE :
L'IPHONE OUVRE L'ÈRE DE L'INTERNET MOBILE
En créant un produit révolutionnaire qui puise sa force dans la
convergence de trois univers distincts (la téléphonie mobile, le
baladeur multimédia et le Tablet PC), Apple fait une entrée
fracassante dans un secteur qui ronronnait doucement au gré des
équipementiers en place et des améliorations technologiques. Le
recrutement généré par les nouveaux forfaits Internet chez SFR
oblige Orange avec l'iPhone, mais aussi les autres opérateurs, à
s'aligner sur des forfaits illimités : une nouvelle ère pour la
téléphonie mobile s'ouvre donc aujourd'hui.
Le chiffre des activations,
seule référence objective quant au nombre d'unités vendues, va
être scruté plus que jamais dans les prochaines semaines. Nous
saurons alors si Orange a eu raison de parier sur l'iPhone en
"s'asseyant" sur ses services "Orange World" et si
Apple devient réellement cet acteur de tout premier plan sur un
marché qui n'en est qu'à ses balbutiements. En attendant
l'arrivée prochaine des réseaux de communication parallèles (Wi-Fi
et Wimax), qui annonce de nouveaux bouleversements.
Olivier Dumons
ANNE AND
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de donner à manger aux oiseaux pour cause
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