[PJ] Dans la nature, avec un pompier ou une infirmière
- To: Roland Moreno
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- From: Roland Moreno
- Date: Wed, 21 Dec 2005 11:18:11 +0100
Title: [PJ] Dans la nature, avec un pompier ou une
infirmière
Philippe
Sexe : les
Français pratiquent et fantasment
mais les
pratiques libertines, souvent présentées comme «tendance»,
restent ultra-minoritaires.
28 novembre 2005
- L'enquête d'IPSOS pour TF6 et Télé Cable Satellite
Hebdo permet de dresser un tableau complet des pratiques et des
fantasmes des Français. Elle montre d'abord leur relative forme
puisque deux tiers d'entre eux disent faire l'amour au moins une
fois par semaine. Elle révèle ensuite qu'une large majorité de
Français avoue avoir déjà regardé un film pornographique. Elle
dégage aussi des univers de fantasme masculins et féminins assez
différents : alors qu'un homme sur deux rêve de faire l'amour
avec deux femmes, la réciproque ne fait fantasmer que 11% de ces
dames. En outre, elle nuance très très largement les commentaires
de certains magazines ou de certains media sur la diffusion des
pratiques dites libertines au sein de la société française :
seuls 3% des Français déclarent s'être déjà rendus en club
échangiste et 2% des hommes et 1% des femmes rêvent de faire
l'amour en même temps avec une multiplicité de partenaires. Enfin,
elle confirme l'importance d'Internet dans les pratiques de
séduction, notamment auprès des jeunes générations : 44% des
moins de 35 ans déclarent avoir déjà « dragué » par
internet ou être tentés de le faire.
La grande
majorité des Français fait l'amour au moins une fois par
semaine?
On les dit fatigués, blasés, avec le moral en berne et pourtant
s'il est un domaine où nos concitoyens semblent se porter plutôt
bien, c'est celui de l'amour?Aujourd'hui, 65% des Français nous
affirment faire l'amour au moins une fois par semaine. Et parmi eux,
si 21% nous disent ne le faire en moyenne qu'une seule fois, la
plupart avoue le faire environ 2 à 3 fois pendant la semaine (38%)
tandis qu'une petite proportion d'entre vous affiche même une très
bonne santé dans ce domaine en déclarant le faire tous les jours
ou presque (6%). A l'opposé, 29% des personnes interrogés disent
le faire moins souvent. Pour 9% d'entre eux, c'est 2 à 3 fois par
mois tandis que 4% se limitent à une fois par mois et que 16% nous
disent le faire moins souvent.
A ceux qui croiraient que l'amour physique est surtout l'apanage des
jeunes générations, les chiffres sont là pour leur démontrer
que les plus âgés goûtent presque aussi souvent qu'eux aux
plaisirs de la chair. Si 66% des 18-24 ans déclarent le faire au
moins une fois par semaine, 74% des 25-34 ans, 71% des 35-44 ans et
61% des 45-54 ans disent de même. Seuls les plus âgés se
montrent en léger décalage, mais il n'en reste pas moins vrai que
près de la moitié d'entre eux disent le faire au moins une fois
par semaine (47%).
Par ailleurs, les hommes se vantent de faire un peu plus fréquemment
l'amour que les femmes : 69% d'entre eux nous affirment le faire au
moins une fois par semaine contre 63% pour les femmes. Il y a fort à
parier que l'on est là encore en face d'un nouvel exemple de
l'éternelle flagornerie masculine.
La fin d'une
idée reçue, regarder la télévision ne tue pas l'amour
:
Que les programmes soient ennuyeux ou qu'ils suscitent le désir,
tous les prétextes sont bons pour faire des câlins sous la
couette. L'occasion faisant le larron, bon nombre de nos concitoyens
avouent avoir déjà fait l'amour devant la télévision (45%),
que ce soit parce que les programmes étaient ennuyeux (28%), qu'ils
suscitaient le désir (8%) ou pour une autre raison (9%). Mieux, plus
de la moitié des moins de 35 ans avoue être dans ce cas de figure
et s'ils se plaignent traditionnellement moins du fait que les
programmes soient trop souvent ennuyeux, c'est peut-être aussi parce
que 39% d'entre eux avouent en avoir justement profité.
De toutes les façons, même si le programme est ennuyeux, il semble
que bon nombre de nos concitoyens aient déjà eu recours à
d'autres moyens pour susciter le désir via leur petit écran.
Ainsi, la grande majorité des Français interrogés affirme avoir
déjà regardé tout ou partie d'un film à caractère
pornographique (61%). Mieux, parmi eux, près de 35% affirment même
l'avoir déjà fait plusieurs fois. Là encore, il est assez
intéressant de remarquer que le phénomène est quasiment
intergénérationnel puisque si 62% des moins de 35 ans disent en
avoir déjà regardé (dont 35% de plusieurs fois), 60% des plus de
35 ans disent aussi l'avoir fait (dont 34% de plusieurs fois. Là
encore tranche d'âge la plus élevée (55-60 ans) ne semble pas
non plus non plus très éloignée des pratiques des plus jeunes
puisque 57% d'entre eux disent avoir déjà vu un film
pornographique (et parmi eux, 30% plusieurs fois). Ce que confirme
l'enquête, c'est aussi la plus forte appétence des jeunes
générations pour ce type de spectacles puisque 66% des 18-24 ans
affirment en avoir déjà vu (et 38% plusieurs fois). Ils semblent
être les plus gros consommateurs de films X.
Toutefois, il ne
faudrait pas pour autant que ces messieurs en déduisent qu'il est
maintenant possible, en toute impunité, de regarder un film X avec
leur compagne pour réveiller les ardeurs de chacun. De fait, les
femmes semblent beaucoup moins goûter le spectacle que leurs
compagnons. Seulement 46% des Françaises interrogées avouent avoir
déjà avoir regardé un film à caractère pornographique (dont
18% de plusieurs fois). Se pose alors les questions auxquelles
l'enquête n'apporte pas de réponses : Où, quand et comment ont-ils fait pour pouvoir
regarder ces films sans que leur compagne ne les voient ?
Le fantasme
des Français : d'abord faire l'amour dans la nature?mais aussi
dans leur lit à la maison
Les résultats de l'enquête risquent de porter un coup à
l'image du french-lover. Certes, parmi les lieux qui les feraient le
plus fantasmer pour faire l'amour, nos concitoyens citent d'abord le
fait de le faire dans la nature (49%), loin devant toutes les autres
possibilités. Ce choix est cité en premier par l'ensemble des
catégories de la population, les plus jeunes comme les plus âgés,
les hommes comme les femmes. En revanche, en deuxième position, leur
fantasme est de faire des câlins ?dans un lit à la maison (27%).
Les Français estiment peut-être que c'est encore chez soi que l'on
peut réaliser le plus de fantasmes, sans être dérangé par
personne.
Cette " douce folie " est un peu plus le fait des femmes
(29% contre 24% pour les hommes) et des 35 ans et plus (33% contre 17%
pour les moins de 35 ans). Les autres endroits sont beaucoup moins
plébiscités, que ce soit la voiture (6%), l'avion (5%), un lieu
public (4%) ou sur le lieu de travail (4%). Au total, seulement 18% de
nos compatriotes citent affichent leur préférence pour ces
endroits vraiment " différents ".
Plus grave, les plus jeunes âgés de 18 à 24 ans n'affichent pas
des goûts très différents de leurs aînés puisqu'ils citent
eux aussi en première position l'amour dans la nature, devant?le
lit à la maison.

Les métiers
qui suscitent le plus de fantasmes : Toujours et d'abord
l'infirmière et le pompier?mais attention aux
outsiders
L'enquête
réalisée par IPSOS permettra aussi de donner des renseignements à
tous ceux qui cherchent encore leur voie professionnelle et pour
lesquels la séduction est une valeur primordiale. Indétrônable
depuis de nombreuses générations, le métier d'infirmière est et reste celui qui fait
aujourd'hui le plus fantasmer les hommes (31%). Toutefois, les
masseuses se positionnent juste derrière (28%) et sont même celles
qui font désormais le plus fantasmer les 35 ans et plus (29% contre
28% pour les infirmières). Les hôtesses de l'air enregistrent un
score honorable et prennent la troisième place (19%). Il est vrai
que faire l'amour dans un avion ne tentait que peu de nos concitoyens.
En revanche, chez les hommes, les animatrices de télévision ne les
font pas beaucoup plus fantasmer que les policières (respectivement 8% et 7%).
Chez les femmes,
les choses sont beaucoup plus claires. Si vous voulez faire fantasmer
presque la moitié de la population féminine, il vous faudra
risquer votre vie, apprendre à monter à la grande échelle et
devenir pompier (47%). Mieux, ce choix s'impose si vous voulez faire
fantasmer près de 6 jeunes filles sur 10 (63% des moins de 35 ans).
Logiquement, les autres professions enregistrent des scores très
bas. Sachez toutefois que le statut de policier vous permettra de
faire plus fantasmer les femmes (9%) que celui d'animateur à la
télévision (8%) ou encore de footballeur (8%). Quant au plombier, c'est la
fin d'un mythe puisque cette profession arrive en dernière position
(4%).
Au final, les Françaises comme les Français expriment au fond des
fantasmes plutôt attendus et convenus. En revanche, en matière de
pratiques, les fantasmes masculins se distinguent sensiblement de ceux
des femmes : un homme sur deux rêve d'un " trio " avec
deux femmes? quand seulement 11% des femmes fantasment sur deux
hommes à la fois. Plus largement les pratiques dites libertines
restent finalement ultraminoritaires, qu'il s'agisse des clubs
échangistes (3% disent l'avoir fait) ou de la multiplicité de
partenaires.
Les défauts
insupportables chez leurs partenaires : d'abord le fait de "
sauter " les préliminaires (pour les femmes) et le fait
d'être trop passive (pour les hommes)
Pour les femmes
les femmes, le principal défaut cité est le fait de se retrouver
avec un partenaire qui vous saute dessus et vous faire l'amour sans
préliminaires (37%). Toutefois, elles sont là aussi très
partagées puisqu'en deuxième position elles estiment aussi insupportable que la
personne utilise des mots très crûs pendant l'amour (26%). Voilà un
enseignement à méditer pour nos concitoyens masculins et grands
adeptes de films X. Les résultats de l'enquête montrent enfin
qu'aujourd'hui il vaut mieux s'endormir immédiatement après l'amour, sans dire
un mot
(rédhibitoire pour 11% des femmes interrogées) que d'être poilu
comme un singe (inacceptable pour 16%), surtout pour celles de plus de
35 ans.
Pour les hommes,
les choses sont plus simples puisque pour près de la moitié
d'entre eux, c'est le manque d'enthousiasme et notamment de rester
passive et de ne
faire preuve d'aucune initiative qui est le plus inacceptable (49%). Pour le coup, les
plus jeunes comme les plus âgés sont d'accord. La pilosité est
là encore quelque chose qui rebute aussi les hommes (20%) et
notamment les plus jeunes (26% contre 16% pour les 35 ans et plus).
Par ailleurs, il apparaît que les sous-vêtements ont aujourd'hui
une importance non négligeable pour bon nombre d'hommes puisque 17%
d'entre eux citent le fait que leur compagne ait des sous-vêtements
usés ou dépareillés est le défaut le plus inacceptable. En
revanche, logiquement, ils sont beaucoup plus rares à considérer
que le fait d'exprimer de façon très bruyante ses sentiments et
ses sensations pendant l'amour est quelque chose de rédhibitoire
(6%).
Etienne Mercier
Directeur Adjoint
du département Opinion - Ipsos Public Affairs
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